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Situation






Le village où nous sommes installés est le plus haut du département (Le toit du Doubs), il se situe sur la haute chaîne du Jura, le long de la frontière suisse. La latitude et l’altitude font indéniablement de la commune une des plus froides de France.


La rudesse du climat local est de loin la première contrainte à prendre en compte pour la production agricole. Le système de culture a évolué d’un système de polyculture-élevage au début du 19ème siècle à un système de monoculture spécialisé dans l’élevage bovin laitier (Comté, Mont d’or), depuis les années 1950.

Il n’en a pas toujours été de même. Ainsi Simon Carrez, ancien instituteur Aux Fourgs nous apprend dans son ouvrage [1] qu’en 1942 sur 1338 hectares mis en culture sur la commune, on comptait 1232 hectares de prés, certes, mais également, 76 hectares de céréales (avoine et orge) et 30 hectares de pomme de terre, de choux et de rutabagas ! Il est vrai que les hypermarchés n’avaient pas encore fleuri à Pontarlier, la ville voisine (12km), et que les Bourris (habitants Des Fourgs) visaient l’autosuffisance alimentaire.

La spécialisation des exploitations du village en « lait à Comté » sans cultures de céréales nous permet de bénéficier jusqu’alors d’un environnement libre de tout pesticides et de cultures transgéniques. C’est un des principaux avantages que nous procurent les contraintes climatiques (même si le fait de ne pas produire de céréales en altitude est plutôt dû à des volontés d’ordre politique que réellement à des contraintes de climat).

Notes

[1] L’évolution économique d’une commune rurale : Les Fourgs (1827-1939), tableau page 19, de Simon Carrez, Supplément au bulletin 4 de la F.E.N. du Doubs, 1945.